Le gouvernement a procédé à un important mouvement au sein de l’Administration pénitentiaire avec la nomination de Idrissa Sow au poste de Directeur général adjoint. Une consécration plus que méritée que beaucoup d’observateurs analysent comme la réparation d’une injustice.
La nomination d’Idrissa Sow au poste stratégique de Directeur général adjoint de l’Administration pénitentiaire est effective, depuis hier, à l’issue de la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres.
Inspecteur de 2ème classe, 1er échelon, et titulaire du matricule de solde n°645594/G, Idrissa Sow est un cadre chevronné dont la carrière est marquée par un parcours ascendant au sein de l’institution. Sa nomination intervient dans un contexte où les autorités entendent accélérer les réformes engagées pour moderniser les établissements pénitentiaires, améliorer les conditions de détention et renforcer la sécurité.
Reconnu pour sa rigueur professionnelle et sa maîtrise des enjeux du système carcéral, le nouveau Directeur général adjoint aura pour missions de seconder la direction générale dans la mise en œuvre des politiques stratégiques, le suivi des programmes de réinsertion et l’amélioration du fonctionnement administratif des prisons.
Une injustice réparée
Pour beaucoup d’observateurs, la nomination d’Idrissa Sow est une injustice réparée. Envoyé en prison à Rebeuss sous le régime sanguinaire de Macky Sall, il était faussement accusé d’être responsable de la fuite du document confidentiel qui révélait la dégradation de l’état de santé d’Ousmane Sonko lors de sa grève de la faim. Il fut alors poursuivi pour « violation du secret professionnel, collecte illicite de données à caractère personnel et actes et manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique ».
Pour rappel, il fut arrêté et emprisonné au mois de novembre 2023 en même temps que son collaborateur Issa Ndione. Une information judiciaire avait été ouverte contre l’ancien directeur des affaires juridiques et de la planification des statistiques, ainsi que son collaborateur l’adjudant Issa Ndione, après leur inculpation par le doyen des juges du tribunal hors classe de grande instance de Dakar.
Ces deux agents de l’administration pénitentiaire avaient été suspectés d’être à l’origine de la fuite d’une lettre écrite par le colonel Abdoulaye Diagne, le directeur de l’administration pénitentiaire, qui rendait compte au Garde des sceaux, de l’état de santé d’Ousmane Sonko. Ils auraient partagé la fameuse lettre, publiée en premier par l’avocat Juan Branco, avant d’être arrêtés puis inculpés par le doyen des juges sous le régime du contrôle judiciaire.
Blaise Diagne























































































