Alors que l’installation d’Abass FALL (PASTEF) à la tête de la mairie de Dakar, en août dernier, laissait croire à une page définitivement tournée, le dossier connaît un nouveau rebondissement. Selon Les Échos, la Chambre administrative de la Cour suprême doit examiner, ce jeudi 8 janvier, un recours introduit par Barthélémy DIAS.
Cette fois, l’ancien édile ne remet pas en cause sa condamnation pénale. Le recours vise exclusivement la légalité de la procédure administrative ayant conduit à sa révocation. Barthélémy DIAS conteste l’arrêté du préfet de Dakar l’ayant déclaré démissionnaire d’office de son mandat de conseiller municipal, une décision qui a entraîné sa perte du fauteuil de maire.
D’après le quotidien, les avocats de Barthélémy DIAS dénoncent un excès de pouvoir. Ils soutiennent que l’autorité administrative a outrepassé ses prérogatives en prononçant une démission d’office qu’ils estiment contraire aux règles encadrant l’exercice du mandat électif.
Bien qu’un premier pourvoi ait été rejeté par la Cour suprême en septembre dernier, l’enjeu de cette nouvelle procédure reste majeur. Toujours selon Les Échos, une issue favorable à Barthélémy DIAS pourrait provoquer un véritable séisme institutionnel à l’Hôtel de ville de Dakar, avec des répercussions politiques et administratives importantes.
La haute juridiction est ainsi appelée à se prononcer sur un contentieux sensible, susceptible de rebattre les cartes d’un dossier que beaucoup pensaient définitivement clos.

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