Une visite ministérielle à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a rapidement tourné au vinaigre. Alors qu’il inspectait les chantiers de la cité Claudel, le ministre de l’Enseignement supérieur a été accueilli par une contestation estudiantine virulente, qui l’a obligé à écourter sa présence.
Les délégués étudiants ont exprimé leur colère avec fermeté. Selon Le Quotidien, Waly DIOUF, président de l’Amicale de la Faculté des Lettres, a lancé : « Il doit partir, sinon ce sont les pierres qui le feront partir ». Face à la détermination des manifestants qui tentaient de forcer le passage, le service de sécurité a dû exfiltrer le convoi ministériel en urgence.
Cette colère est, selon le journal, profondément enracinée dans des revendications sociales longtemps ignorées. Les étudiants dénoncent notamment les arriérés de bourses : «les étudiants en Master 1 cumulent 13 mois d’impayés», soulignent les délégués. Ce sentiment de précarité est renforcé par ce qu’ils qualifient de «dialogue de sourds» avec les autorités, et par le fait que leur récente suspension de grève, destinée à sauver l’année universitaire, n’a été accueillie que par «le mépris» des responsables.
Malgré ce climat tendu, le ministre a tenté de rassurer les étudiants. Il a annoncé de nouveaux chantiers pour accroître la capacité d’accueil de l’université et assuré que l’État commencerait à éponger progressivement la dette due aux repreneurs des restaurants universitaires dès 2026. Il a toutefois rappelé que toutes ces mesures s’inscrivent dans «un contexte budgétaire très difficile», tout en affirmant que «la prise en charge des services sociaux reste une priorité absolue» du gouvernement, rapporte le quotidien du groupe Avenir Communication.

Walf






















































































