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SUITE ET PAS FIN DU «PUTSCH» EN GUINÉE-BISSAU-UN AVION TRANSPORTANT L’ÉPOUSE D’EMBALO INTERCEPTÉ AVEC 5 MILLIONS D’EUROS AU PORTUGAL ?

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Une nouvelle affaire retentissante vient s’ajouter à la crise politique en Guinée-Bissau. Dans la nuit du 12 au 13 décembre 2025, un jet privé en provenance de Bissau a été intercepté à Lisbonne avec près de 5 millions d’euros en espèces avec à son bord l’épouse d’Umaro Sissoco Embaló qui, lui, se trouve actuellement au Maroc. Un pays où se trouve son «grand frère» Macky Sall depuis qu’il a quitté le pouvoir.

Selon les révélations de la chaîne portugaise SIC et les confirmations de la Police Judiciaire (PJ), « un avion transportant l’épouse d’Embaló, l’un de ses proches, ainsi que la somme de 5 millions d’euros, aurait été intercepté au Portugal ». Mieux, « l’argent a été saisi à l’arrivée du jet privé à l’aéroport Figo Maduro ». On apprend aussi que « l’épouse de l’ancien président de la Guinée-Bissau n’a pas été arrêtée et que la Police Judiciaire a saisi des valises avec près de 5 millions d’euros à un homme proche de Sissoco Embaló ».

Sénégal, Congo, Maroc ou les tribulations d’Embaló en Afrique 

Comme les aficionados des courses maritimes en solitaire suivent les parcours des marins en épinglant des drapeaux sur une carte murale, les Bissau-Guinéens tentent de connaître, au jour le jour, la localisation d’un Umaro Sissoco Embaló qui a la bougeotte. Après le coup d’État qui l’a poussé à quitter la Guinée-Bissau, l’ancien chef de l’État a déjà foulé le sol de plusieurs pays africains. Ses intentions sont d’autant plus incertaines que de nombreuses zones d’ombre entourent encore les circonstances du coup d’État. Ses opposants et plusieurs observateurs suspectent un « putsch de complaisance », destiné à éviter la publication de résultats électoraux peu flatteurs pour le président sortant. Les scores des candidats seraient d’ailleurs « impubliables », si l’on en croit la commission électorale, qui affirme que, le jour du coup d’État, des hommes armés « en cagoule » auraient détruit du matériel…

Quand Embaló encensait Bassirou Diomaye Faye et évoquait ses relations avec Macky Sall 

Dans des entretiens exclusifs accordé à Jeune Afrique et RFI, l’ex-président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, s’etait confié sans détour sur ses relations avec plusieurs dirigeants africains, notamment l’ancien président sénégalais Macky Sall et son successeur, Bassirou Diomaye Faye.

« Diomaye ne m’a jamais parlé de Macky. C’est un homme qui a la tête sur les épaules. Il est très calme, poli et intelligent. Il sait que Macky est mon frère, mais il m’a montré que lui également reste mon frère », avait confié Umaro Sissoco Embaló, louant ainsi la maturité et la sagesse du président Bassirou Diomaye Faye. Ces propos, disait-il, témoignent « de l’estime qu’il porte à son homologue sénégalais », qu’il décrit « comme un homme réfléchi, équilibré et respectueux, malgré les changements politiques survenus à Dakar ».

L’anecdote rapportée par Embaló illustrait d’ailleurs la proximité entre les deux chefs d’État. « Macky est votre grand frère et moi je suis votre jeune frère », aurait déclaré Bassirou Diomaye Faye à son homologue bissau-guinéen, dans un ton empreint de respect et de fraternité. Une phrase qui semblait avoir profondément marqué Embaló, lequel y voit la preuve d’une continuité diplomatique apaisée entre Dakar et Bissau, au-delà des transitions politiques.

L’ancien président de la Guinée-Bissau avait également souligné la fréquence et la qualité de sa communication avec le chef de l’État sénégalais. « Il n’y a pas une seule journée où l’on ne s’est pas envoyé de message », a-t-il révélé, mettant en lumière un lien personnel et politique fort, fondé sur la confiance et la concertation permanente.  

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LA CEDEAO MENACE LA GUINÉE-BISSAU

DE “SANCTIONS CIBLÉES” APRÈS LE COUP D’ÉTAT

La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a menacé, hier dimanche, d’imposer “des sanctions ciblées” à toute personne qui tenterait d’entraver le retour à un régime civil en Guinée-Bissau à la suite du coup d’État du mois dernier. Cette décision intervient alors que les chefs d’Etat du bloc régional se sont réunis dimanche lors d’un sommet ordinaire à Abuja, au Nigeria, dont l’ordre du jour était dominé par le coup d’Etat en Guinée-Bissau et un autre avorté au Bénin il y a une semaine.

“Les autorités imposeront des sanctions ciblées aux individus ou groupes de personnes qui entravent le processus de transition”, a déclaré le président de la Commission de la Cedeao, Omar Alieu Touray, aux journalistes à l’issue de cette rencontre. Le coup d’Etat en Guinée-Bissau a eu lieu fin novembre, la veille de l’annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives tenues le 23 novembre. Le camp du président sortant Umaro Sissoco Embalo et celui du candidat de l’opposition Fernando Dias de Costa revendiquaient tous deux la victoire. Des militaires avaient annoncé avoir pris le “contrôle total du pays”, arrêté le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu le processus électoral. Située entre le Sénégal et la Guinée (Conakry) la Guinée-Bissau avait déjà connu quatre coups d’Etat et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance en 1974.

Le bloc régional avait déjà été secoué par une série de coups d’Etat entre 2020 et 2023 au Burkina Faso, en Guinée, au Mali et au Niger, pays toujours dirigés par des juntes militaires. “Les événements de ces dernières semaines ont montré concrètement ce que signifie la solidarité régionale”, a déclaré Omar Alieu Touray, le président de la Commission de la Cedeao, lors de la cérémonie d’ouverture du sommet à Abuja. Cette rencontre régionale, organisée dans une salle de conférence du campus verdoyant et hautement sécurisé entourant la villa présidentielle nigériane d’Aso Rock, a été planifiée avant le coup d’État en Guinée-Bissau et la tentative de prise de pouvoir militaire déjouée au Bénin, mais ceux-ci se sont imposés comme des sujets majeurs à l’ordre du jour. Selon le programme, les présidents devaient discuter d’une récente mission de la Cedeao en Guinée-Bissau et de “la situation en République du Bénin”. Des politiques de libéralisation commerciale, ainsi qu’un “point sur le processus de transition” en Guinée sont également au programme. La sécurité au Sahel constitue une priorité pour la Cedeao, alors que des groupes jihadistes mènent des insurrections dans plusieurs pays d’Afrique de l’ouest.

Dirigés par des militaires, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont quitté la Cedeao et formé leur propre organisation, l’Alliance des Etats du Sahel (AES). La semaine dernière, M. Touray a appelé à des négociations avec l’AES sur les questions sécuritaires communes, alors que le conflit continue de s’étendre vers le sud.

“Aucune frontière ne peut nous protéger de la violence”, a déclaré dimanche Julius Bio, le président sierra-léonais, qui assure actuellement la présidence tournante de la Cedeao. Les chefs d’Etat de la Guinée et de la Guinée-Bissau, suspendus après leurs prises de pouvoir militaires, ne sont pas présents au sommet. Le président nigérian Bola Tinubu n’y assiste pas non plus, il est représenté par le vice-président Kashim Shettima. Outre les coups d’Etat militaires, le recul démocratique pèse également sur les gouvernements civils en Afrique de l’Ouest.

Blaise Diagne

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