Fronde des anciens Premiers ministres. Après Gabriel Attal qui a dit “ne plus comprendre” les décisions du président, Édouard Philippe est allé encore plus loin, affirmant que le chef de l’État “s’honorerait” à quitter le pouvoir.
Une ultime tentative de rabibochage au sein du “socle commun”. Sébastien Lecornu a convié mardi matin, à Matignon, les responsables des partis qui étaient censés gouverner ensemble, jusqu’au ce que ce nouveau cabinet n’implose, sur fond de désaccord sur le casting dévoilé dimanche soir.
Du côté de la gauche, Marine Tondelier, numéro un des Écologistes, organise une rencontre avec les forces du NFP. Une réunion boycottée par les communistes, qui invoquent la présence de LFI, tout comme par les socialistes, qui se remettent à rêver de Matignon.
Le coordinateur de la France insoumise, Manuel Bompard, a réclamé le départ d’Emmanuel Macron. “À son tour, ce matin, Édouard Philippe appelle à une élection présidentielle anticipée. Le roi est nu”, a-t-il écrit sur X.
Sur RTL, il indique préférer une démission du chef d’État plutôt que la dissolution de l’Assemblée nationale. “Rien ne nous permet d’être certains que la dissolution permettrait de sortir du blocage”, argue-t-il. “Si on veut vraiment sortir du blocage, on a besoin d’un moment de respiration démocratique, et dans la Ve République, c’est l’élection présidentielle. […] Quand le roi est nu, il faut être capable de dire que c’est aux Françaises et aux Français de trancher.”
Il a également annoncé l’organisation d’une réunion entre les différentes forces politiques de gauche, organisée par Marine Tondelier, à l’exception du Parti socialiste et du Parti communiste, selon les informations du Monde. L’objectif est de “proposer un chemin face à cette situation de blocage”, a expliqué Manuel Bompard.
















