Les Sénégalais devront se préparer à vivre avec des délestages. La SENELEC a elle-même fait l’annonce lors d’une visite ce 11 novembre sur son site de Hann. Face à l’ampleur des défis techniques et financiers, la compagnie d’électricité écarte ainsi l’idée d’une solution miracle à court terme.
La position de la SENELEC a été clairement exposée par Omar KEBE sur les colonnes de WalfQuotidien. « Quand vous avez 11 mille postes, 18 mille kilomètres de réseaux moyenne tension et 22 mille kilomètres de réseau basse tension, vous ne pouvez pas dire qu’on n’aura pas de coupure. On aura des coupures sur le réseau », a-t-il déclaré.
Les raisons de ces délestages sont multiples, car « il y a des parties du réseau qui sont encore vétustes » et « On a une charge qui augmente de manière conséquente ». Cet état de fait nécessite « d’énormes investissements chaque année pour remplacer les postes vétustes ». « On ne peut pas exploiter sans couper », lance-t-il.
Parallèlement à la réhabilitation du réseau classique, la SENELEC mise sur le développement des énergies renouvelables, mais celles-ci présentent aussi des défis.
Un autre responsable, Arouna BALDÉ, est intervenu pour souligner les limites actuelles de ces énergies vertes. Il a rappelé que « les premiers contrats d’achat d’énergie renouvelable [ont été] signés en 2012-2013 ». Un des enjeux majeurs reste le stockage de cette énergie intermittente. « Nous sommes en train de mettre en place des systèmes de batteries de stockage pour pouvoir prolonger leur fonctionnement au-delà de 18 heures », a-t-il précisé.
Malgré ces contraintes, l’entreprise profite d’un « environnement économique favorable avec la baisse des panneaux solaires » pour viser « l’objectif que le gouvernement du Sénégal s’est fixé d’avoir un taux de pénétration de 40 % d’ici 2030 ».
Walf















